Je-ne-sais-quoi • 3 bis f

Atelier arts visuels, Cinéma
Les mardis de 10h à 12h et mercredis de 14h à 16h 3bisf
à partir du 3 octobre 2013 et jusqu’en juin 2014

Les suites de l’atelier « presque-rien » sont évidement un « je-ne-sais quoi » en référence à Vladimir Jankélévitch. Derrière ce titre il y a bien une intuition : celle de s’écarter de l’enceinte du 3bisf pour explorer l’hôpital Montperrin.

La proposition de départ était ainsi formulée :

Imaginer tout l’Hôpital Montperrin comme un vaste décor de cinéma. Pour chaque séance de prise de vue choisir un lieu et y filmer une micro-fiction. Voire comment à l’aide d’une caméra et un peu d’éclairage, nous remodelons l’espace qui nous ait donné en scénettes décalées.

Dans un premier temps nous écrivons le projet et faisons un repérage de lieux. Ces “promenades” de repérage nous permettent d’acceder d’un spot à l’autre, de faire le lien entre nos scenarios ; de créer du lien… Très vite, la proposition d’un plan séquence est faite.

Plan séquence

Nous visionnons quelques extraits de films qui font sens : La Soif du mal, Orson Welles, 1958, Soy Cuba, Mikhaïl Kalatozov, 1964, L’Arche russe, Alexandre Sokourov, 2012, quelques extraits de films réalisés par étudiants de la FEMIS…
(en bonus, c’est postérieur à l’atelier mais tout à fait à propos : L’Effrondrement, 2019 de Guillaume Desjardins, Jérémy Bernard et Bastien Ughetto)

Le plan séquence est un exercice assez ardu qui met en jeu l’habilité de l’opérateur. Pour filmer nous utilisons un stabilisateur (brushless gimbal a ces tout début, une sorte de came7000 bricolé avec 3 moteurs, des elements en carbone de nacelle de drone et une carte alexmos configurée aux petits oignons pendant plus d’une semaine).

Mais surtout, le plan-séquence sous-entend une action dans un temps donné et les accidents que ça implique, mais aussi une parfaite cohésion de chacun des figurants. C’est ainsi un dispositif de prise de vue propice à la performance ; à mis chemin entre écriture et improvisation. Il favorise le lien entre les participants, les attention mutuelles, la bienveillance et l’effort collectif.

Dans ce contexte nous redécouvrons l’hopital Montperrin comme un vaste décors de micro-actions performatives.

Et la vidéo alors ?

La vidéo était moins une finalité qu’un prétexte à cette forme de performance chorégraphie collective. Toutefois, la dernière séquence filmée était une très belle trace d’un instant magique. Comme un aboutissement bienvenu… mais fugace.

Fugace car le disque dur contenant la séquence à rendu l’âme sans raison apparente. Le fantôme de Vladimir Jankélévitch y est peut être pour quelque chose.

Aucune société de récupération de données n’ayant réussi à récupérer le matériel audiovisuel, j’ai imaginé une performance avec ce disque dur… dataSharpening

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